Si l’Europe "avance dans les crises", elle devrait en ce moment faire des pas de géant. Aux menaces russe et chinoise s’ajoute aujourd’hui celle d’une Amérique hostile. Ces trois acteurs ont un point commun : ils utilisent sans réserve l’arme économique contre leurs adversaires. L’Union européenne (UE), qui "considérait autrefois l’intégration économique mondiale comme une source de paix et de prospérité", fait face à un "dur réveil", écrivent Agathe Demarais et Abraham Newman dans une note passionnante pour l’ECFR (European Council on Foreign Relations) publiée jeudi 19 mars. Mais l’UE, troisième économie du monde, forte d’un marché de 450 millions


























