Autrefois, le pseudonyme était l’abri des écrivains clandestins, des pamphlétaires en exil, des âmes trop libres par temps trop durs. Il portait en lui une part de mystère, une ombre de dissidence et de secret. Le pseudonyme était un art, une signature énigmatique choisie avec soin, un voile élégant jeté sur l’identité. Gary devenait Ajar, Poquelin devenait Molière, Beyle devenait Stendhal. Le pseudonyme a toujours été un moyen d’échapper à son identité civile, parfois pour se protéger, parfois pour se réinventer, mais aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, il est devenu une cagoule informe, une étiquette criarde. L’élégance a cédé la


























