"Biomédicament", "néobanque", "prompter"… Chaque année, quelque 150 mots entrent dans le Larousse et le Robert. Mais d’autres en sortent dans l’indifférence la plus totale, comme le montre l’infatigable Jean Pruvost, extraordinaire linguiste qui se définit lui-même comme "dicopathe". Et pour cause : il possède plus de 10 000 dictionnaires (!), dont nombre d’éditions anciennes, véritables "châteaux aux mots dormants", qui conservent le souvenir de ces vocables disparus.Quelques-uns sont sortis de l’usage en raison du progrès technique, comme le coffretier ou l’abat-foin. D’autres ont été crucifiés par nos choix collectifs. Buquer (à la porte) a cédé la place à frapper ;












