Au fond d’une cour pavée du Xe arrondissement de Paris, premier étage sur cour, escalier de bois vermoulu. L’appartement, drôlement baptisé "camp de base européen", affiche des signes de longévité - parquet branlant, murs de couleur moutarde, fauteuils de guingois, et dans un coin le sapin de Noël oublié. Ici s’active une quinzaine d’à peine trentenaires, dont six sont des salariés, s’interpellant d’une table à l’autre, tandis que se replient vers la pièce du fond, nommée elle "la grotte", ceux qui cherchent le calme. Si le lieu ressemble fort peu au siège social d’une entreprise, et encore moins à celui



















