Même chez le plus ardent des hommes politiques, il arrive, dit-on, que les déconvenues assomment l’ambition. Gérald Darmanin échappe à cette règle d’airain. Trop agile, trop habile, trop conscient de sa faiblesse : seule la promesse du poste plus prestigieux que le précédent apaise ses tourments de Petit chose éternel. "Je n’ai pas fait l’ENA, je ne viens pas du même monde qu’eux" : il peste et tient son combat. Non pas les égaler, ces héritiers, mais les dépasser. Alors, renoncer à Matignon, lui qui s’y est vu installé un été pas si lointain – c’était en 2023, c’était il

























