Des berceaux et des cercueils. Voilà, en condensé, à quoi ressemble la démographie. Et entre ces deux bornes, l’incroyable histoire de l’humanité. Car l’étude des populations, loin de se résumer à de longues séries statistiques – encore faut-il en disposer — peut se lire comme la géographie du pouvoir. Avec des pays (une majorité) à la baisse, et quelques-uns à la hausse. Aristote, malthusien avant l’heure, affirmait qu’"un grand Etat n’est pas la même chose qu’un Etat populeux". Mais l’inverse est encore plus vrai. "La démographie, c’est le destin" aurait dit le philosophe Auguste Comte. La formule fait toujours mouche.


























