En l’absence de Didier Decoin, disparu cet été et pas encore remplacé, ils ne sont que neuf à voter cette année. Parfois audacieux (comme en 2021 quand ils avaient lancé Mohamed Mbougar Sarr), souvent sans surprise (comme ces deux dernières années, où ils avaient consacré les auteurs attendus, Kamel Daoud et Laurent Mauvignier), les jurés Goncourt sont décisifs : un roman événement de la rentrée qui ne figure pas sur leur première liste perd tout de suite de son aura. Cette année, le grand perdant est François-Henri Désérable. Dommage pour lui que Bernard Pivot ne soit plus de ce monde