Il y a des mots qui, à force d’être répétés, perdent leur sens. La bienveillance en fait partie. On nous en sert à toutes les sauces : management bienveillant, communication bienveillante, entreprise bienveillante… Tout doit désormais être baigné de bienveillance. Mais à trop vouloir paraître bienveillant, on finit par ne plus l’être. Et c’est ce que j’appelle une vertu dangereuse, une vertu qui se retourne en son contraire. Une bonne intention qui chavire en écueil.Car sous couvert de bienveillance, on n’ose bien souvent plus rien dire à son entourage ou ses collaborateurs, on n’ose plus les contredire, de peur de

























