Mercredi 29 octobre, la Cour des comptes italienne a rejeté le projet du gouvernement de relier la Sicile à la péninsule par un pont suspendu, dont la construction est évaluée à 13,5 milliards d’euros. Une décision vertement condamnée par l’exécutif de Giorgia Meloni, qui y perçoit une "ingérence des juges". Mais l’ambition de la cheffe du gouvernement d’extrême droite dépasse la simple question architecturale. Derrière ce pont pharaonique se cache un vieux rêve italien, hérité de l’Antiquité, et régulièrement ravivé par la droite, sous des prétextes différents. Aujourd’hui, c’est l’angle militaire que le gouvernement a choisi pour justifier son projet



























