En 1809, une poignée d’étudiants germaniques à l’Académie de Vienne, opposés à l’esthétique néoclassique théorisée par Winckelmann dont se revendique la vénérable institution, fondent la confrérie de Saint-Luc. Parmi eux, l’Allemand Johann Friedrich Overbeck, 20 ans, cherche vainement sur sa palette les "christs" et les "madones" qui hantent son imagination. En mal d’idéal noble, lui et ses comparses entendent régénérer la peinture par la religion. Protestants, ces admirateurs des primitifs italiens se convertissent au catholicisme et s’installent à Rome dans un monastère désaffecté sur le Monte Pincio, où les rejoignent bientôt d’autres adeptes issus de pays germaniques. Leurs contemporains les
