Voilà vingt ans que Jean-François Gayraud laboure son sujet, les mafias. Un folklore, pouvait-on encore sourire quand le mot renvoyait à une réalité lointaine, dont la France pouvait s’estimer préservée. Le mafieux, c’était Al Pacino jouant Michael Corleone dans Le Parrain, le Lino Ventura des Tontons Flingueurs, figures iconiques, attachantes. Et puis la drogue s’est déversée sur le territoire français. Des tueries à n’en plus finir endeuillent certaines villes, en particulier Marseille, où le frère d’Amine Kessaci, un lanceur d’alerte anti-narcotrafic, a été abattu par la DZ Mafia, le 13 novembre dernier. Un assassinat comme un avertissement : ceux qui
