Les incendies de l'été 2026 ont laissé des traces, y compris loin des zones concernées. Dans le sillage des mégafeux qui ont embrasé l'Europe et l'Amérique du Nord, un polluant discret a gagné du terrain : l'ozone troposphérique. Selon la dernière étude du service européen Copernicus, aucune région du globe n'y échappe. Ce gaz se nourrit de la pollution ambiante, s'emballe sous l'effet de la chaleur et voyage sur des milliers de kilomètres, au mépris des frontières. Laurence Rouil, directrice du Service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS), décrypte pour L'Express un phénomène qui, faute de coopération internationale, pourrait