La modération ne paie plus guère en politique. Cet été, un cap a été franchi dans la discrétion : si des élections européennes avaient lieu aujourd’hui, les partis traditionnels perdraient la majorité qu’ils forment ensemble au Parlement européen, pour la première fois depuis qu'il a commencé à être élu au suffrage universel direct, en 1979. Selon une projection en sièges à partir des intentions de vote nationales publiée par le média bruxellois politico.eu, les conservateurs céderaient 20 sièges par rapport aux élections de 2024, les sociaux-démocrates 17 et les libéraux 14. Les Verts, fréquents appoints aux majorités à Strasbourg, reculeraient